Conférence Annuelle

Notre monde a simplement besoin d’humanité.

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La conférence GIMUN 2017

Par Mawuli Affognon.

Ce sera mon dernier pour la 18ième conférence annuelle de la Geneva International Model United Nations 2017. Je préfère vous le dire. Je déteste écrire à la première personne. Je n’aime pas raconter ma vie, pas parce que je trouve qu’elle n’est pas intéressante, mais parce que c’est comme ça. Du 25 au 31 mars 2017, j’ai observé des jeunes du monde entier débattre de divers sujets. J’ai vu de la conviction, des émotions et des éclats de rires. J’ai côtoyé des jeunes ambitieux, soucieux de leur image et déjà sous la pression de la réussite sociale. C’est la première fois que je séjourne plusieurs jours à Genève. Souvent, elle n’est que la ville de transit vers d’autres destinations du globe. Elle est belle, cette ville helvétique, belle de ces buildings, mais surtout de toutes ces personnes des 5 continents. J’ai été marqué par le regard de la dame qui a servi le menu NATURA au restaurant, toute cette semaine. J’aurai voulu avoir son avis sur les questions qui ont occupé nos délégués tout au long de ces six jours. A-t-elle une opinion sur la politique internationale ?

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Dans ces belles institutions aux murs impressionnants, parfois, on oublie très vite les petites mains. La dame qui se réveille très tôt pour faire le ménage, le jardinier qui s’occupe des fleurs ou le cuisinier qui derrière ses fourneaux s’activent pour l’appétit des dames et sieurs bien sapés. J’ai bu beaucoup de café cette semaine pour pouvoir tenir le rythme. Je suis arrivé à Genève, dans la nuit du 24 mars, de Paris où j’ai participé à la Semaine de l’apprentissage mobile de l’UNESCO pour le compte de l’association KEKELI LAB basée au Togo. C’est dire que je suis arrivé dans la ville au jet d’eau, fatigué. Mais cette expérience, je voulais la faire. J’avoue que je n’ai pas bu que du café, chocolat vanille et lait vanille ont également été mes boissons préférées. Voilà, je me suis confessé. J’ai eu l’honneur de rencontrer la dame qui s’occupait de la grande machine à café. Oui, ça a été un immense honneur de rencontrer celle qui rendait possible la magie. Je pense que notre monde gagnerait beaucoup en paix, si nous avions l’humilité d’observer et de donner la parole à celles et ceux qui souvent ne l’ont pas. Je ne vais pas faire long pour ne pas laisser échapper mon train pour Lausanne.

Dans quelques années, j’espère que tous ces jeunes qui ont simulé des négociations onusiennes ne perdront pas leur innocence, leur foi en l’humanité et leur désir d’un monde meilleur. Nombreux d’entre eux représenteront les années à venir des gouvernements, des multinationales, des groupes d’intérêts puissants, vivement qu’ils ne cèdent pas à la face animale en chaque humain. Vivement qu’ils ne succombent pas à l’envie de destruction et d’avidité qui habite chaque humain. Quant à moi, je retourne à ma vie d’étudiant africain en Europe. Comme notre monde, je pense que j’ai besoin d’amour et de sourire.

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Que vive GIMUN ! Que la paix règne sur toutes les familles dans les régions du monde où l’avidité de la plus-value et la folie meurtrière des gachettes rodent !

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La conférence de GIMUN était un événement inoubliable.

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Par Loubna Chatta/Traduit par Lucie Chatelain.

Preparation week end at UNIbastion
Un selfie à l’Uni-Bastions durant la semaine de préparation.

 

Il y a quatre mois, des centaines d’étudiants provenant du monde entier se sont réunis à Genève au siège de l’ONU pour la conférence annuelle de GIMUN. Une semaine durant laquelle le temps s’est arrêté et quasiment toutes les barrières se sont abaissées. L’enthousiasme autour de cet événement est incomparable ! Tout commence quand vous soumettez votre candidature de participation. Je pense que pour la plupart d’entre nous, ça commence par un acte de foi et quelques attentes par-ci par-là. Jusqu’à la réception de ce premier email : « Félicitations, vous avez été sélectionné(e) pour la 18e conférence annuelle de GIMUN ». La nouvelle qui embellit votre journée.

 Et c’est là que la véritable aventure commence.

Pendant la conférence, chacun d’entre nous a dû, quelle que soit notre mission, se mettre au travail : écrire des guides d’études, rédiger le journal (The GIMUN Chronicles), préparer le programme, les propositions, et bien plus encore.

 

Fun Final Group picture
La photo officielle par Tatyana Gancheva.

 

Puis est arrivé le Grand jour. Le 25 mars. Nous nous sommes tous rassemblés à Uni Bastions. Et même si l’on avait tous plus de 18 ans, on pouvait ressentir une atmosphère bon enfant — ce que l’on peut éprouver à tout âge, comme lorsque l’on découvre un nouvel univers ou que l’on rencontre l’amour de sa vie.

C’était un samedi, premier jour de la préparation du weekend. Puis est arrivé le lundi, notre tout premier jour de travail dans l’enceinte de l’ONU. Première rencontre des personnes avec lesquelles on avait communiqué via Whatsapp ou par email. Échange des impressions et des attentes. Et, bien évidemment, préparation intense de toute la conférence.

Pendant cette semaine au siège de l’ONU, j’ai eu l’impression qu’on avait tous vécu une expérience plus ou moins bouleversante.

 

Geneva Tour
Tour de Ville de Genève. Par Tatyana Gancheva

 

Quand j’ai commencé à travailler en tant que journaliste, j’ai été dès le départ impressionnée par l’implication des délégués — la plupart d’entre eux avaient l’air si jeunes, mais ils n’en étaient pas moins préparés et enthousiasmés par leurs sujets.

Je les ai observés toute la semaine. J’ai remarqué qu’ils se sentaient plus à l’aise et devenaient plus professionnels au fil des jours. Et j’ai compris : tel était leur amour pour la diplomatie. De fait, elle a le pouvoir de rassembler les opinions de chacun, avant et au-delà de toute chose. La diplomatie permet en effet de communiquer et d’être entendu, ce dont manque parfois le monde extérieur.

Je n’ai pas seulement acquis une expérience professionnelle pendant cette semaine, j’y ai aussi gagné une incroyable expérience humaine. Tout d’abord, avec l’équipe Presse et Média que je nommerai sans exagération « ma famille d’une semaine ». Puis avec tous les sous-secrétaires généraux que j’ai pu interviewer et grâce à qui j’ai pu découvrir les coulisses de la conférence.

 

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La soirée à Etno bar à Genève.

 

Enfin, viennent ces rencontres en tête à tête qui nous laissent des souvenirs inoubliables et nous encouragent à poursuivre un travail assidu. J’ai eu la chance de partager des moments avec des personnes qui ont fait le déplacement depuis l’Égypte, les États-Unis ou le Ghana par exemple, et avec qui nous avons pu partager les mêmes valeurs, les mêmes espoirs… et aussi le même humour !

 

Pourquoi des avancées différentes sur le chemin des objectifs du Millénaire pour le développement ?

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Source: Http://www.mdgmonitor.org

Par Florence Goodrham, traduit par Joris Bervoet

Les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), fixés en 2000 par un accord international, constituent probablement la tentative la plus importante jamais menée pour vaincre la pauvreté. L’ONU a défini huit objectifs pour le développement afin de réduire substantiellement la pauvreté dans le monde d’ici 2015. En ligne de mire, des droits humains fondamentaux : les droits de chaque personne sur Terre à la santé, à l’éducation, au logement et à la sécurité. Les causes des progrès hétérogènes en vue d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement peuvent être déterminées en examinant différentes régions, dont l’Afrique subsaharienne, l’Asie de l’Est, l’Asie du Sud ainsi que l’Amérique latine et les Caraïbes. Lire la suite »

The GIMUN Chronicles, 31 mars 2017.

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EDITORIAL.

By Lama El Khamy & Michelle Bognuda

@Lamaelk_GIMUN | @mbognuda_gimun

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Alas, along with your final committee sessions comes our final issue. This conference had it all: fierce debates, laughs, and long queues (especially the fight for coffee!). We hope that your week has been as fun and successful as ours. The conference was filled with many surprises which made it all the more interesting, like for instance the opening ceremony concert. We have been graced with guest speakers and debates that have filled our brains with more information that we could ever ask for. Our last three guest speakers are featured in this issue, and we managed to get informative interviews with two of them.

Memories were made and friendships were created. Try to keep in touch with the people that you have encountered here, because they might just be the most important people you’ve ever met.

If you have not saved a copy of each of our issues and would like to see them again, do not worry, we have a solution for you. You can find us on the GIMUN website, or on GIMUN’s blog ‘UNO You Know’. We hope you enjoy your last read of the GIMUN Chronicles, 2017.

As a final word, we would like to share with you a quote from the eternal Dante Alighieri:

“Considerate la vostra semenza: fatti non foste a viver come bruti, ma per seguir virtute e canoscenza” (Inferno, XXVI)

 “Consider well the seed that gave you birth: you were not made to live as brutes, but to follow virtue and knowledge” (Inferno, XXVI)

Le contenu:

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Lisez le numéro en ligne:

https://issuu.com/nathborys/docs/friday_31st_march_gimun_newspaper

The GIMUN Chronicles, 30 mars 2017.

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EDITORIAL.

By Meryl Brucker & Valentina San Martin
@MerylBk_GIMUN |@ValSanMar

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La semaine bat son plein, commençant peu à peu à s’essouffler pour bientôt toucher à sa fin. Prochainement, cette 18ème édition du GIMUN 2017 s’inscrira dans les mémoires de chacun d’entre nous comme un souvenir figé dans le passé. Il est temps de prendre conscience qu’il ne nous reste plus que quelques heures pour profiter de l’ambiance intense des débats et de la solennité du Palais des Nations qui accueillait encore hier la présidente du Chili. Il est temps de prendre conscience que l’expérience humaine dans laquelle nous sommes plongés va bientôt se terminer, et que nous avons probablement manqué quelques occasions de rendre cette semaine encore plus inattendue et sans pareil qu’elle ne l’est déjà. Avez vous saisi la chance de parler à votre voisin qui vient peut-être de l’autre bout du monde et qui n’a pas eu le temps de vous raconter son histoire? Avez-vous eu l’opportunité de partager la diversité de vos opinions avec vos collègues? Dans cette avant-dernière édition, nous vous proposerons notamment de retrouver nos invités d’honneur Didier Péclard et Abel-Hamid Mamdouh. Enfin, il est temps de partager vos avis sur les grandes questions abordées lors de leurs discours. Au plaisir de vous retrouver sur les réseaux sociaux…

Read more about at https://issuu.com/nathborys/docs/thursday_march_30th_gimun_newspaper

The GIMUN Chronicles, 29 mars 2017.

Publié le Mis à jour le

EDITORIAL.

By Lama El Khamy & Michelle Bognuda
@Lamaelk_GIMUN | @mbognuda_gimun

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There were so many of them, and they all arrived in a mass. They came from all over, at different times and in different ways. Some were tired, some were excited. They were all anxious about what lied ahead. Mostly, they came, because they wanted to pave a better future for themselves and those that they cared about.

So many people wanted to cross the border, and not all of them managed to do it. Some had friends from within the walls and knew what to expect, others had no idea whatsoever of what they would find. They swarmed in, all at once, and the locals were overwhelmed.

However, everything turned to be fine. Indeed, it was an utter success. People from all over the world were together, in the same place, and they discussed freely. They exchanged different points of view and they learned from each other. After a week of debating they unfortunately had to leave the Palais des Nations, because the Annual Conference had come to an end. They
loved it though, and leaving was bittersweet. They left the UNOG as better versions of themselves. Their views and horizons were better and grander than they were on registration day at Uni-Bastions. They promised their new friends to keep in touch, and they promised themselves to apply to GIMUN again the year after.

* * *
Yes, dear delegates and staff, this introduction was indeed about the conference, and not about illegal immigrants. But, Marco Sassoli’s contribution to the Human Rights Committee yesterday struck a nerve with us, and we wanted to tease your mind. As you will see if you check our article about his speech, he talked about diversity and immigration, among other things. And he talked about legal immigration as a possibility of solving a lot of the problems that we hear about, like raft accidents and so forth. If you were not there, ask your friends who were to bring you up to speed.

So, work hard in your committees. Learn how to debate, and use this invaluable skill to tackle discussions and topics such as that of Mr. Sassoli, even with people who don’t have your same frame of mind. We need this now, more than ever. Or, as Director General Michael Møller said, tagging us on Twitter, “faites entendre votre voix, participez dans le débat”!

Retrouvez la suite de notre magazine ici :

The GIMUN Chronicles, 28 mars 2017.

Publié le Mis à jour le

EDITORIAL.

By Valentina San Martin & Meryl Brucker
@ValSanMar | @MerylBk_GIMUN

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Depuis quelques heures, la conférence annuelle de GIMUN 2017 bat son plein. Vous-mêmes, participants, êtes au coeur de cette expérience qui ne fait que débuter. N’est-il pas excitant de savoir que les débats, mais aussi les évènements post-conférence, vont continuer à se succéder au cours de cette semaine, alors que les rencontres et les discussions ne feront que s’intensifier ? Les articles du jour aborderont des thèmes tout à fait sérieux comme les injections létales ou le maintien de la démocratie. Ceux-ci seront agrémentés de clichés de la journée d’hier ainsi que d’autres divertissements variés. De quoi certainement patienter en vue de se retrouver ce soir autour d’une boisson rafraîchissante pour éventuellement élargir les débats. En ce qui vous concerne, sachez, chers participants, que nous savons que vous avez oeuvré pour cette conférence et que le résultat qui s’ensuit n’a pu être possible que grâce à des efforts continuels de la part de chacun d’entre vous. Il est désormais temps d’en récolter les fruits ou plutôt de «manger le gâteau », comme l’a si bien dit notre cher Secrétaire Général, Charles Bonfils-Duclos, lors de sa dernière interview. Nous voulons que vous savouriez ce gâteau, que vous partagiez ce plaisir via Twitter, Instagram ou même Snapchat ! Nous comptons sur vous pour faire de cette conférence la meilleure expérience genevoise possible car vous l’avez bien mérité. Sur ce mot de la fin, nous aimerions vous remercier pour votre ouvrage.

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